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Non, la limitation à 100 km/h sur autoroute en 2025 n’a pas été adoptée au niveau national. Fin 2025 et début 2026, les règles affichées restent celles que vous connaissez: 130 km/h en conditions normales, avec des cas particuliers (pluie, visibilité) qui abaissent déjà la vitesse. La confusion vient notamment d’un vrai texte publié fin 2025, mais il traite des sanctions, pas d’un nouveau plafond à 100 km/h. Voyons cela.
En bref
- Pas de passage national à 100 km/h sur autoroute en 2025: la règle générale reste à 130 km/h en conditions normales.
- Le texte marquant de fin 2025 concerne autre chose: un excès d’au moins 50 km/h devient un délit à partir du 29/12/2025.
- Les limites « qui bougent » existent déjà: 110 km/h sous la pluie et 50 km/h si la visibilité est inférieure à 50 m.
- Pour ne pas se faire piéger, retenez aussi les marges radars: elles changent selon le type de contrôle et selon qu’on est au-dessus ou en dessous de 100 km/h.
Pourquoi la rumeur « 100 km/h en 2025 » a tourné, sans devenir une règle
Quand une info circule en boucle, on a tendance à mélanger trois choses: une proposition, une discussion publique, et un texte réellement applicable. La méthode la plus simple consiste à partir du haut de la pyramide: textes réglementaires et informations officielles sur les vitesses, puis seulement ensuite la presse et les réseaux sociaux. C’est souvent moins « excitant », mais c’est le seul moyen d’éviter les contresens.
En l’occurrence, ce que les pages officielles consultées fin 2025 et début 2026 continuent d’indiquer, c’est une vitesse normale sur autoroute à 130 km/h (et non 100). Et le décret dont on a beaucoup parlé fin 2025, le décret n° 2025-1269 du 22/12/2025, ne modifie pas le plafond autoroutier standard: il porte sur le durcissement des sanctions pour les très grands excès de vitesse.
Dit autrement: si vous aviez « entendu » 100 km/h parce qu’un texte est sorti en décembre 2025, vous avez probablement entendu le bon mois… mais pas le bon sujet.
Ce que dit réellement la règle aujourd’hui sur autoroute (et les cas qui abaissent déjà la vitesse)
Sur autoroute, la règle reste lisible, à condition de ne pas oublier les exceptions qui s’appliquent déjà, même sans réforme nationale. Vous roulez à 130 km/h quand les conditions sont normales, mais la limite descend dès que la météo ou la visibilité se dégradent. Et oui, c’est exactement le genre de détail qu’on oublie quand une rumeur « 100 partout » prend toute la place.
| Situation | Vitesse maximale sur autoroute |
|---|---|
| Conditions normales | 130 km/h |
| Pluie | 110 km/h |
| Visibilité inférieure à 50 m | 50 km/h |
Autre point très concret: la vitesse minimale sur la voie de gauche est fixée à 80 km/h. C’est une règle qu’on connaît moins, parce qu’elle est moins « virale » qu’un chiffre rond comme 100, mais elle compte. Elle rappelle aussi une réalité de terrain: sur autoroute, la vitesse, ce n’est pas juste un plafond, c’est un ensemble de comportements à harmoniser.
Enfin, si une baisse nationale devait un jour être décidée, elle nécessiterait un texte explicite et une communication officielle cohérente. Tant que ce n’est pas le cas, votre boussole reste la plus fiable: la signalisation et les règles en vigueur.

Le vrai changement fin 2025: le très grand excès devient un délit
Le décret n° 2025-1269 du 22/12/2025 a un effet immédiat sur le risque juridique: depuis le 29/12/2025, un excès d’au moins 50 km/h n’est plus seulement une grosse contravention, c’est un délit. Et là, on ne parle plus du même monde, ni en termes de sanction, ni en termes de conséquences pratiques.
Dans ce cas, on peut aller jusqu’à -6 points, une amende qui peut atteindre 1 500 euros (amende forfaitaire délictuelle) ou 3 750 euros par jugement, avec une peine de prison pouvant aller jusqu’à 3 mois et une inscription au casier. En récidive, les peines peuvent être aggravées, jusqu’à 7 500 euros et 6 mois, avec la possibilité de confiscation du véhicule si vous en êtes propriétaire. Ça calme, et c’est justement le but.
Au passage, d’autres éléments très concrets peuvent s’enchaîner: rétention immédiate du permis possible pendant 72 h, immobilisation et fourrière possibles (avec un exemple de 7 jours), et suspension du permis jusqu’à 3 ans. C’est la raison pour laquelle la rumeur « 100 km/h » masque parfois l’essentiel: en pratique, ce qui change vraiment, c’est surtout le seuil à ne pas franchir.
Petite parenthèse personnelle: j’ai toujours eu un faible pour les voitures qui donnent envie de « dérouler » sur autoroute, et c’est précisément là qu’il faut garder la tête froide. Une minute d’euphorie peut vous coûter bien plus qu’un PV.
Radars: les marges à connaître (et pourquoi 100 km/h revient souvent dans les discussions)
Si le chiffre 100 revient sans cesse, ce n’est pas seulement parce qu’il est rond. Il sert aussi de frontière technique: les marges des radars ne s’expriment pas de la même façon selon que la vitesse mesurée est inférieure ou égale à 100 km/h ou au-dessus. Et c’est typiquement le genre d’info utile, actionnable, qui évite les mauvaises surprises.
- Radars fixes: retrait de 5 km/h si la vitesse mesurée est inférieure ou égale à 100 km/h, puis retrait de 5 % au-delà.
- Radars mobiles et voitures-radars: retrait de 10 km/h si la vitesse mesurée est inférieure ou égale à 100 km/h, puis retrait de 10 % au-delà.
Ce détail ne doit pas devenir un « calcul d’optimisation ». L’idée n’est pas de rouler au plus près de la ligne, mais de comprendre comment une vitesse mesurée se transforme en vitesse retenue. Et si vous vous demandiez « dois-je m’en tenir à combien ? », la réponse reste la même: à la limite affichée, en gardant une marge de confort.

Dernier rappel, parce que la tentation existe toujours: les détecteurs de radars exposent à une contravention de 5e classe, jusqu’à 1 500 euros (et 3 000 euros en récidive), avec 6 points en moins et une possible saisie ou confiscation. Simple, non ?
Et si, un jour, on passait à 100 km/h: ce que ça change vraiment sur votre trajet
Même si la mesure n’a pas été adoptée nationalement en 2025, beaucoup veulent savoir « ce que ça ferait » au quotidien. On peut répondre sans idéologie, avec une règle d’école: temps = distance / vitesse. Et là, la perception est souvent trompeuse: sur un petit trajet, l’écart est limité, sur une longue distance, il devient nettement plus sensible.
Exemple sur 50 km: à 130 km/h, on est à environ 23,1 minutes. À 100 km/h, on tombe à 30 minutes, soit environ 6,9 minutes de plus. Sur 200 km, c’est plus parlant: environ 92,3 minutes à 130 km/h contre 120 minutes à 100 km/h, soit 27,7 minutes supplémentaires. Ce n’est ni la fin du monde, ni négligeable. Tout dépend de votre usage.
Sur le plan sécurité, la logique est la même: moins vite, c’est des distances plus courtes. Les tableaux de référence donnent une distance d’arrêt de 169 m à 130 km/h, contre 121 m à 110 km/h. Et côté freinage, on parle de 93 m à 130 km/h contre 67 m à 110 km/h. Ce n’est pas une opinion, c’est de la physique et de la distance parcourue.
À cela s’ajoute le facteur humain: un temps de réaction estimé à 1 seconde, et une règle simple de 2 secondes de distance de sécurité. À 130 km/h, ça représente environ 80 m (130 km/h correspond à environ 39 m/s). Une bonne manière de se rappeler que la marge, sur autoroute, se joue souvent bien avant le freinage.
Ce que vous pouvez faire, dès maintenant, pour éviter les pièges de la rumeur
La bonne attitude, ce n’est pas de « choisir son camp » entre 130 et 100. C’est de conduire avec les règles du moment, et de savoir ce qui a vraiment changé. Et en ce moment, le message est clair: les limitations générales ne sont pas passées à 100 km/h, mais la répression des excès très importants s’est durcie.
- Fiez-vous aux panneaux, surtout en cas de pluie ou de visibilité dégradée: la limite peut déjà être à 110, voire 50 km/h.
- Gardez une marge par rapport à la limite, plutôt que de « jouer » avec les marges radars.
- Retenez le seuil du délit: à partir de 50 km/h au-dessus de la limite, les conséquences deviennent disproportionnées par rapport au gain de temps.
On peut débattre de l’opportunité d’un 100 km/h généralisé, ou préférer des vitesses variables selon les tronçons. Mais tant que ce n’est pas acté par un texte qui modifie la règle nationale, la meilleure protection reste la plus simple: respecter la limitation affichée, adapter votre allure aux conditions, et garder en tête que fin 2025, la vraie nouveauté, c’est le passage au délit pour les très grands excès. Point final.

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